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Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Journaliste - Reporter, diplômée de troisième cycle en journalisme (Université Panthéon/Assas, Paris). Expérience en presse écrite et audiovisuelle. Rédaction : Articles, enquêtes, reportages, interviews, dossiers sur l'actualité économique, politique, sociale et culturelle du Maghreb, de l'Afrique et du monde arabe. Collaboration : Arabies, Magazine de l'Afrique, African Business, African Banker, CIO Mag.. Contact: hkernane@yahoo.fr


Société, les réformes nécessaires

Publié par Hakima Bedouani-Kernane Journaliste sur 3 Septembre 2014, 09:20am

Catégories : #Société

Publié dans Arabies, septembre 2014

Les secteurs de la santé et de l’éducation nationale représentent les chantiers sociaux prioritaires que les pouvoirs publics comptent prendre en charge dans les plus brefs délais.

Le gouvernement a investi des sommes considérables pour résorber la crise récurrente du logement et l’accès à l’eau potable, et les résultats ont porté leurs fruits. Cependant, les systèmes éducatif et de la santé nécessitent, selon de nombreux observateurs, des reformes profondes afin de permettre à la population algérienne de bénéficier de meilleures conditions de vie.

Le système de santé connaît depuis quelques années une crise multidimensionnelle. Le dysfonctionnement du système de gestion est alarmant, la prise en charge des malades n’est pas efficace, la pénurie de médicaments et l’inaccessibilité des soins par manque de moyens humains et/ou matériels sont dénoncées par les professionnels de la santé publique. « L’Algérie est arrivée à un stade où on se demande comment on peut sortir de cette crise multidimensionnelle qui touche au fonctionnement, aux équipements, au financement, à la gouvernance », souligne Berkani Mohamed, président de l’ordre des médecins dans un entretien accordé à un journal algérien.

Ce secteur de santé enregistre aussi des disparités dans la couverture sociale et un accès inéquitable de la population aux soins. Le premier ministre, Abdelmalek Sellal a d’ailleurs fait part, lors des dernières assises de la santé, organisées, à la mi juin 2014, au Palais des nations, au Club des Pins, des dysfonctionnements de cette filière. « Le système de santé n’est pas une question de finance et de dépenses, c’est plus une organisation». Souligne le Premier ministre. Il affirme aussi qu’il est primordial de donner plus d’importance au capital humain, praticiens et gestionnaires, afin de permettre une refonte efficace du système sanitaire.

Accès aux soins. D’un autre côté, malgré les remises en cause de la gratuité de l’accès aux soins, le chef de l’exécutif affirme que la vision future du secteur sera axée sur la pérennité de la gratuité, à condition que cette dernière soit accordée « dans un cadre rénové garantissant la modernisation de la gestion, la rationalisation et la maîtrise des dépenses ainsi que la généralisation des mécanismes du tiers payant ».

Les pouvoirs publics signalent que les établissements de santé du secteur privé devraient jouer un rôle plus déterminant dans les prochaines années. «Il doit être considéré comme un partenaire du système national de santé» expliquait le Premier ministre en juin dernier.

Pour information, la filière de l’industrie du médicament bénéficie depuis quelques années d’une attention particulière des partenaires économiques privés, nationaux et étrangers, qui souhaitent investir dans diverses filières liées à ce domaine. Des partenariats ont d’ailleurs déjà été conclus avec de nombreux laboratoires nationaux et étrangers.

Le pays s’apprête t-il à mettre en place une politique de santé plus efficace dans la prise en charge des malades ? Le manque en structures de santé est –il en phase d’être réglé depuis la mise en œuvre de divers projets de construction des structures dans plusieurs wilayas du pays ?

Il est important de signaler, que dans le cadre de la politique de la Réforme hospitalière, la construction de nouvelles infrastructures - dont des centres hospitalo-universitaires et des établissements spécialisés, confiées à des entreprises étrangères, a été lancée par le gouvernement.

Ainsi, neuf centres hospitalo universitaires, d’une capacité de 500 à 700 lits, seront construits dans les wilayas d’Alger, Bechar, Tizi Ouzou, Bejaia, Ouargla, Annaba, Constantine et Tlemcen.

Modernisation et formation. La livraison de ces structures est prévue pour 2017.Aussi, pour assurer une meilleure efficacité dans la prise en charge des malades, il est prévu de moderniser les modes de gestion et la mise en œuvre des plans de formation continue au bénéfice du personnel médical et paramédical.

Mohamed Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP) affirme qu’il est urgent d’élaborer une loi sanitaire. De son côté, Lyes Merabet, président du syndicat national des praticiens de santé publique, souligne dans une déclaration à un quotidien national : « la refonte de notre système de santé doit s’inscrire dans le cadre politique générale de l’État, orientée vers l’amélioration et efficience du service public ». Ainsi, les praticiens de santé plaident pour l’enrichissement des textes réglementaires régissant le secteur de la santé incluant des filières comme les branches pharmacie et chirurgie bucco dentaire.

Il est à noter que les praticiens de santé demandent une réévaluation des coûts de santé, mis en place depuis les 1980. D’autres professionnels plaident pour la mise en œuvre des politiques de préventions des dangers de certaines pathologies lourdes comme les maladies cardiovasculaires et le tabagisme, dont les conséquences sont couteuse pour l’État.

Quant au système éducatif algérien, qui souffre de certains dysfonctionnements, il est considéré par l’ensemble de la société civile - dont professionnels de l’éducation, syndicats, parents d’élèves et élèves - comme le chantier majeur sur le plan social.

Pour y remédier, Nouria Benghebrit, ministre de l’éducation nationale, experte du secteur, a parlé qu’une conférence nationale concernant la réforme du système éducatif.

Promotion de l’éducation. Les assises nationales s’articuleront autour des propositions formulées par la tutelle et les partenaires sociaux, dont la prise en charge des programmes, des manuels scolaires, la formation des enseignants, des inspecteurs d’académies et des gestionnaires, la révision du système d’examen ainsi que la généralisation de l’enseignement préscolaire. Selon la première responsable du secteur, l’objectif de ces chantiers serait « la promotion de l’acte éducatif et l’amélioration du niveau des élèves ».

Mme Benbaghrit a donc appelé le secteur privé à investir davantage dans l’enseignement préscolaire, lequel enregistre un manque crucial en infrastructures. Dans une déclaration à agence Algérie Presse Service, la ministre de tutelle a indiqué : « stratégie nationale pour un développement coordonné de l'enfance est en cours de concrétisation ». Auss, pour mettre fin aux disparités dans l’offre éducative concernant, notamment en matière de l’instruction et des résultats obtenus dans les wilayas du Sud et des hauts plateaux, des mesures seront concrétisées dans le cadre du plan d’action du gouvernement présenté par le Premier ministre en juin dernier.

Le gouvernement prévoit d’inclure la formation du capital humain dans son programme gouvernemental 2015 / 2019. En effet, la valorisation des ressources humaines assure la rentabilité des projets économiques et de société, lesquels garantissent l’instauration d’une société forte, stable et moderne.

Dans tous les cas, les pouvoirs publics semblent concentrer leurs efforts pour améliorer le niveau de vie des citoyens, notamment à travers le renforcement des acquis sociaux dont la priorité est accordée à la résorption des disparités territoriales dans divers domaines, dont la santé, l’éducation et l’emploi et le logement.

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