Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Journaliste - Reporter, diplômée de troisième cycle en journalisme (Université Panthéon/Assas, Paris). Expérience en presse écrite et audiovisuelle. Rédaction : Articles, enquêtes, reportages, interviews, dossiers sur l'actualité économique, politique, sociale et culturelle du Maghreb, de l'Afrique et du monde arabe. Collaboration : Arabies, Magazine de l'Afrique, African Business, African Banker, CIO Mag.. Contact: hkernane@yahoo.fr


L'art marocain s'expose à Paris

Publié par Hakima Bedouani-Kernane Journaliste sur 21 Décembre 2014, 08:59am

Catégories : #Culture - Communication et Médias

Paru dans Arabies, décembre 2014

Deux expositions artistiques, dédiées au royaume chérifien, sont à l’affiche à Paris : le Maroc médiéval s’expose au Louvre et l’art contemporain à l’Institut du monde arabe (IMA).

L’IMA a organisé une grande manifestation consacrée à l’art contemporain marocain. L’événement, coprésidé par Jean Hubert Martin et Moulim El Aroussi, est ouvert au public jusqu’au 25 janvier 2015. Jean - Hubert Martin a sillonné le Maroc, du nord au sud, d’est en l’ouest, des villes de Tanger à Agadir, pour organiser cet événement. « La scène artistique marocaine est une des plus ouvertes de la région » a t-il expliqué à l’Agence France Presse (AFP)

Une exposition qui s’étalera sur une surface de 2500 mètres carrés où des œuvres, multiples et variées, sont présentées au grand public. Plus que 80 artistes vivants dont des plasticiens, des designers, des vidéastes, des architectes et des créateurs présenteront leurs œuvres qui donnent une idée sur la diversité culturelle, linguistique et ethnique du royaume chérifien.

Un panorama de la scène artistique du Maroc actuel qui met en avant une ouverture religieuse et intellectuelle, une des traditions ancestrales du pays.

Diversité culturelle. Le visiteur ne peut manquer l’image du préambule de la constitution marocaine, signée le 29 juillet 2011 et affichée sur le parvis de l’IMA, qui revendique la diversité culturelle du pays et son ancrage dans l’histoire. En effet, cette dernière stipule que l’unité du Maroc est forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique et amazighe, nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen.

Dressée sur le parvis de l’IMA, une imposante tente traditionnelle sahraouie, œuvre de l’architecte Tarik Oualalou, peut accueillir, sur 500 m2, des visiteurs venus découvrir les différentes facettes de l’artisanat marocain, des spectacles ainsi que des dégustations de gâteaux et de thé à la menthe. Les visiteurs ne manqueront de s’imprégner des questions brûlantes de des sociétés arabes, comme la tolérance, l’ouverture, l’égalité des genres, l’extrémisme religieux, le terrorisme et la corruption.

Pour information, un Web documentaire interactif est aussi diffusé sur le Net. Ce dernier retrace les villes et routes marocaines et va à la rencontre de 14 artistes contemporains. Des portraits exhaustifs sont relatés grâce auxquels on découvre les artistes et leur univers, leur parcours, leurs ateliers ainsi que leurs œuvres.

Pour rappel, le public est invité à découvrir, grâce à l’organisation de 30 concerts et spectacles de danse, la douceur de la musique marocaine sur toutes ses facettes : traditionnelle, populaire ainsi que les musiques actuelles comme le rock, le rap ou le hip hop. Des projections cinématographiques, l’organisation de conférences et de débats tournant autour de sujets culturels et civilisationnels comme le soufisme, la religion, les langues parlées au Maroc, la question des droits de la femme ainsi que la littérature, sont aussi programmés tout au long de cette manifestation.

Une seconde exposition, intitulée « Maroc médiéval, un empire de l'Afrique a l'Espagne" du XIe au XVe siècle », est programmée au musée du Louvre du 17 octobre au 19 janvier 2015. Jean Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre, a souligné que cette exposition est : « la première grande exposition consacrée a l'art islamique ». Cette manifestation culturelle, qui retracera l’histoire des grandes dynasties arabes, berbères, comme les Almoravides et Almohades - qui ont occupé un vaste territoire, du Mali à l’Andalousie, et ont érigé des villes emblématiques telles que Fès, Cordoue, Séville, Marrakech ou Rabat.

Un véritable âge d’or. « Une brillante période durant laquelle musulmans, juifs et chrétiens ont œuvre ensemble à l’événement d’un véritable âge d’or » a souligné Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées marocains qui est coorganisatrice de l’exposition au Louvre.

Malgré les nombreuses difficultés techniques liées au transport, près de 300 pièces exceptionnelles dans les domaines du décor architectural, du textile, de la céramique et de la calligraphie, ont été acheminées en France pour l’occasion. Le lustre de la mosquée « al Qarawiyinn », de la veille de Fès, et des minbars, des sculptures, une chasuble de prêtre en soie, conservée à la Basilique Saint –Germain et fabriquée à Almeria, des œuvres calligraphiques ainsi que des manuscrits de cet âge d’or sont exposés pour cet événement. .

Pour rappel, les deux expositions ont été programmées dans un contexte de grandes tensions diplomatiques entre la France et le Maroc. Pour apaiser les liens entre deux pays, Jack Lang, président de l’institut du monde arabe n’a pas manque de rappeler, lors de la soirée d’inauguration de l’exposition : « Les liens entre les deux pays sont des liens profonds (…) Chacun en France se sent un peu marocain, chacun au Maroc se sent un peu français. »

La princesse Lalla Meryem, entourée du président François Hollande et du directeur de l'IMA Jack Lang

La princesse Lalla Meryem, entourée du président François Hollande et du directeur de l'IMA Jack Lang

Artisanat marocain

Artisanat marocain

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents