Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Journaliste - Reporter, diplômée de troisième cycle en journalisme (Université Panthéon/Assas, Paris). Expérience en presse écrite et audiovisuelle. Rédaction : Articles, enquêtes, reportages, interviews, dossiers sur l'actualité économique, politique, sociale et culturelle du Maghreb, de l'Afrique et du monde arabe. Collaboration : Arabies, Magazine de l'Afrique, African Business, African Banker, CIO Mag.. Contact: hkernane@yahoo.fr


Des partenariats prometteurs

Publié par Hakima Bedouani-Kernane Journaliste sur 3 Mars 2015, 09:35am

Catégories : #Moyen-Orient

Des partenariats prometteurs

Paru dans Arabies, février 2015

Les pays arabes du Golfe, qui enregistrent une très bonne croissance économique, ont mis en place des grands projets structurants inscrits dans les politiques économiques à long terme.

Basés sur l’économie de la connaissance et du savoir, ces programmes concernent de nombreuses filières : énergies, transports, infrastructures, nouvelles technologies de l’information et de la communication et l’environnement et le développement durable.

Cette politique économique de diversification est mise en œuvre afin de permettre la préparation de l’ère après pétrole, encore lointaine en raison des réserves dont ces pays disposent. En effet, l’Arabie

Saoudite, considérée comme une puissance régionale et carrefour du commerce vers la Méditerranée, l’Afrique ou l’Asie, a développé ses ouvertures maritimes afin de permettre l’exportation du pétrole dont elle dispose du quart des réserves mondiales. Grâce à une politique économique réussie, et selon le classement de la Banque Européenne de Reconstruction et de développement, le royaume est passé de la 69e place à la 13e sur 182 pour la qualité de son environnement économique.

Les perspectives de partenariats France - pays du Golfe sont très prometteuses. Elles concernent notamment les secteurs comme l’agriculture, la gestion des ressources hydriques, les énergies et le développement durable ainsi que les différentes filières technologiques et industrielles.

Les pays du Golfe se sont en effet engagés dans des programmes d’investissements publics colossaux dans diverses filières : construction de raffineries, des stations de dessalement d’eau de mer, des infrastructures routières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires et divers programmes de construction de logements et de villes nouvelles. Selon Middle East business Information, près de 280 projets sont en cours de réalisation dans le secteur de l’habitat en Arabie Saoudite. « Ce secteur constitue une des meilleurs opportunités d’investissements dans la région », estime cette institution.

L’Arabie Saoudite est deuxième partenaire économique de la France au Proche Orient et Moyen Orient et son troisième fournisseur de pétrole après la Norvège et la Russie. Selon la chambre de commerce franco arabe (CCFA), le pétrole brut et les produits du raffinage représentent plus de 95% des importations françaises d’Arabie Saoudite. Les volumes d’échanges étaient estimés à plus de 6,5 milliards d’euros en 2010.

Exportations françaises. Quant aux exportations françaises, elles sont passées de 2,5 milliards d’euros en 2009 à 3,9 milliards en 2010. Elles sont concentrées dans le secteur aéronautique, les machines- outils, des biens manufacturés, du matériel militaire, des équipements télécommunications et des produits de luxe.

D’après les chiffres du ministère français des Affaires étrangères, la France vient au 7e rang des fournisseurs de l’Arabie Saoudite avec une part de marché de 3,5%. Selon la même source, une soixante d’entreprises françaises, employant près de vingt mille salariés, sont implantées dans le royaume. Ces dernières sont présentes dans divers secteurs dont l’énergie et l’électricité avec les groupes Schneider, Alsthom, Aréva, Legrand et EDF, dans les ressources en eau avec Veolia, Suez et Seureca, dans le transport ferroviaire avec les groupes SNCF, Systra ou Semaly; et dans l’aéronautique par les groupes Dassault et EADS.

Total et Technip opèrent dans le secteur des hydrocarbures. Les secteurs de la finance et des assurances sont aussi représentés par les groupes BNP Paribas, Crédit Agricole et Axa; la filière pharmacie avec Servier ; et la construction par le géant français Bouygues. Ces accords de partenariats ont permis à la France d’être au 5e rang avec 7% du total des investissements directs étrangers dans le royaume. Ils représentent un volume de 10,3 milliards d’euros selon les sources saoudiennes.

Aussi, la coopération bilatérale s’est articulée autour de la conclusion de plusieurs accords de partenariats, notamment dans les filières de la formation et l’enseignement du français et l’optimisation de la gouvernance.

La France a aussi développé des accords de partenariats avec les Emirats Arabes Unis, un pays qui a enregistré une croissance de 4,5% en 2013. Le volume des échanges commerciaux, qui représentent une valeur de 5,2 milliards d’euros, a enregistré une croissance de 11% en 2013. Les exportations françaises vers les EAU ont atteint 4 milliards d’euros, avec une croissance de 12,2 %.

Selon les données publiées par l’Ambassade de France aux EAU, la fédération absorbe le tiers des exportations françaises de la région Golfe. Ces dernières concernent essentiellement le secteur de l’automobile, des produits de luxe, le tourisme, les produits pharmaceutiques et agroalimentaires. De nouveaux contrats ont été signés dans les secteurs de l’aéronautique et le spatial, les hydrocarbures, les énergies renouvelables et la construction des infrastructures.

L’implantation des entreprises françaises aux EAU enregistre une hausse de 10 %/an. On compte aujourd’hui près 600 entreprises installées dans le pays et près de 20 000 expatriés français.

Les échanges commerciaux avec le Qatar ont connu une impulsion ces dernières années. Le Qatar, dont le PIB enregistre une croissance de 15% par un, est une des économies les plus dynamiques au monde. Les investissements publics considérables et la valorisation des ressources naturelles offrent des opportunités de partenariats intéressants pour l’économie française. En juin 2014, les groupes Alstom et Vinci ont signé un contrat d’environ deux milliards d’euros auprès de Qatar Railways Company (Qrail) pour la construction d’un tramway dans la nouvelle ville de Lusail, au nord de Doha, la capitale. « Nous voulons bâtir un partenariat fondé sur l’excellence technologique sur le long terme » a déclaré Laurent Fabius lors du forum franco qatarien en juin 2014 à paris.

Après une forte baisse en 2012 (- 25%), les échanges franco qatarien se sont élevés à 1,5 milliards d’euros en 2013, soit une progression de 1,7%. Notons aussi la hausse des importations (+ 8,4%) avec un volume de 847,47 millions d’euros. Quant aux exportations, elles ont atteint un volume de 736,8 millions d’euros (dont la vente des Airbus à Qatar Airways) et les divers équipements, notamment dans l’aéronautique. La France est le 9e fournisseur du Qatar avec une part de marché estimée à 3,6%.

Fonds d’investissement mixte. La France est aussi l’un des investisseurs étrangers avec une centaine de sociétés présentes sur le marché et la deuxième destination des investissements qatariens dans le monde. « Les investissements Qatariens sont les bienvenus. Nous souhaitons que vos investissements augmentent et se diversifient en particulier vers les PME » a souligné le chef de la diplomatie française. Pour y parvenir, Futur French Champion, un Fonds d’investissement mixte créé entre la Caisse des dépôts et Qatar Holding, aura pour objectif le financement des prises de participations dans les PME.

La France, en offrant son savoir faire technologique et la coopération dans la formation et la recherche, bénéficiera aussi des partenariats privilégies dans les divers projets structurants de la politique économique du Qatar.

Culture et formation. De nombreux accords de partenariats ont été conclus dans les domaines culturel et universitaire avec les pays de la région. Le nombre des élèves dans l’enseignement de la langue française est en augmentation constante. On dénombre 60 000 élèves répartis dans 210 établissements privés, ce qui représente 12% de la population scolaire aux Emirats arabes unis. De nombreux établissements scolaires et universitaires ont été construits au EAU, au Kuweit, au Qatar et en Arabie Saoudite en partenariat avec des organismes français : lycées Louis Massignon et Théodore Monod, le Lycée international Georges Pompidou, l’INSEAD, pour le commerce, ESMOD, pour le stylisme ou encore l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées, en partenariat avec l’Abu Dhabi University. Le secteur de la culture n’est pas en reste puisque des accords de coopération dans la construction des musées et des établissements culturels ont été conclu avec les EAU et le Qatar à l’image du musée du Louvre à Abou Dhabi.

D’autres défis planétaires du millénaire ont été abordés lors des diverses visites d’États comme la raréfaction des ressources hydriques, l’urbanisation accélérée et la menace sanitaire. Un engagement qui témoigne de la dynamisation des partenariats entre la France et les pays du Golfe

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Purchase gymnastics mat 19/03/2015 10:45

Thanks a lot for sharing this type of nice and awesome post... Your post as compares to others really great. Thanks again guys...

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents