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Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Journaliste - Reporter, diplômée de troisième cycle en journalisme (Université Panthéon/Assas, Paris). Expérience en presse écrite et audiovisuelle. Rédaction : Articles, enquêtes, reportages, interviews, dossiers sur l'actualité économique, politique, sociale et culturelle du Maghreb, de l'Afrique et du monde arabe. Collaboration : Arabies, Magazine de l'Afrique, African Business, African Banker, CIO Mag.. Contact: hkernane@yahoo.fr


Nouria Benghebrit, ministre de l'Éducation nationale ( Algérie)

Publié par Hakima Bedouani-Kernane Journaliste sur 2 Septembre 2015, 18:22pm

Catégories : #Interviews

Nouria Benghebrit, ministre de l'Éducation nationale ( Algérie)

Parue dans Arabies, juillet /août 2015

Une école de l’ambition.

Nouria Benghebrit, la ministre de l’éducation nationale algérienne, nous confie que la réforme du système éducatif sera maintenue comme priorité de l’action gouvernementale.

Spécialiste du secteur de l’éducation et chercheuse depuis de nombreuses années, vous êtes, aujourd’hui, ministre de l’éducation nationale. Quel est votre constat sur les réformes engagées par vos prédécesseurs ?

Il y a lieu de rappeler qu’en réalité le système éducatif, et plus particulièrement l’école, a connu deux grandes réformes : 1976, avec l’institution de l’école fondamentale obligatoire de neuf ans, et en 2003. Je m’inscris en droite ligne dans la seconde que mes prédécesseurs ont mise en œuvre, et qui est la résultante de travaux menés par la commission, instituée, en 2000, par son Excellence, M. le président de la république, Abdelaziz Bouteflika.

Cette reformé devenait inévitable en raison des mutations qu’a connues le pays dans les domaines économiques, politique et social et des besoins de la société en découlant. Les défis à relever étaient d’ordre différent cette fois-ci.

L’école devait initier les enfants à vivre dans un monde caractérisé par la mondialisation sous ses différentes formes, un monde marqué par les TIC qui ont bouleversé la manière dont les enseignements sont dispensés ( outils, rôle de l’enseignant et sa position, notions d’espaces et de temps). Dans ce contexte, empreint de mutations, M. le président de la république a intégré dans son programme d’action la réforme du système éducatif avec toutes ses composantes. Ainsi, après juste une année après son élection à la tête du pays, il a procédé à l’installation de la commission nationale de réforme du système éducatif, en mai 2000. Depuis, il n’y a plus eu de réformes, juste ds réajustements qui se sont imposés après l’épreuve du terrain.

Le constat que je fais aujourd’hui est qu’il ya eu des réalisations, mais comme dans tout processus de réforme, des résistances au changement et des effets non attendus, liés principalement à l’insuffisance de la prise en charge de la formation du personnel qui devait appliquer la réforme, sont à noter. Cependant, , et pour reprendre l’expression du rapporteur spécial sur le droit à l’éducation de l’Organisation des Nations unies, M. Kishore Singh ( mai 2015 : « la mise en œuvre du droit à l’éducation en Algérie est remarquable à bien des égards. Les taux de scolarisation peuvent être jugés excellents, une parité garçons - filles à tous les niveaux atteinte. »

L’évaluation que je fais des acquis de l’éducation nationale es plutôt positive au regard du chemin parcouru. Les effectifs globaux des élèves ont été multipliés par dix depuis l’indépendance, passant de 813613 élèves en 1962 à 8 451 370 cette année. Ce qui signifie que le quart de la population algérienne actuelle est à l’école. L’examen des indicateurs d’accès à l’enseignement primaire montre une quasi-généralisation de l’accès atteinte depuis plusieurs années aussi bien pour les filles que pour les garçons.

Les taux nets de scolarisation au primaire ont dépassé le seuil des 95% depuis plus d’une décennie. Celui de la tranche d’âge des 6 ans a atteint 98,16% en 2012 alors qu’il n’était que de 43,42% en 1966. En outre, le taux de scolarisation des 6-15 ans est passé de 45,36% en 1966 à 95,68 en 2012. Celui des filles, à tous les niveaux d’enseignement, était confiné dans des proportions minimes en 1962. Depuis, ce taux a connu une augmentation importante. En 2014, la participation des filles a atteint respectivement 47% au primaire, 48% au moyen et 57% dans le secondaire.

Cela signifie que les filles sont non seulement de plus en plus nombreuses à accéder à l’école ; mais qu’en plus elles font tout pour y évoluer. L’Algérie compte plus de 400 000 enseignants tous cycles confondus, ce qui représente un effectif 17 fois supérieur à celui de 1962, puisque nous en comptions alors 23612. L’évolution n’est pas seulement quantitative mais également qualitative, puisque le corps enseignant est constitué dans sa globalité de diplômes de l’université. Par ailleurs, les différents plans de lutte contre l’analphabétisme ont donné des résultats probants au regard de la situation héritée de l’ère coloniale.

Le taux d’analphabétisme a reculé pour atteindre 15% en 2014 alors qu’il était estimé à 85% en 1962. Le nombre d’infrastructures pédagogiques a connu, lui aussi, un accroissement considérable à la faveur de la politique tracée par l’Algérie en matière de scolarisation. Une politique planifiée qui assure un équilibre entre les différentes régions du pays, notamment en zones enclavées.

Le nombre des infrastructures pédagogiques a été multiplié par 10 depuis l’indépendance, passant de 2666 en 1962 à plus de 25 000 aujourd’hui. Et à tout cela, il faudrait a ajouter toutes les mesures de soutien à la scolarité, je pense aux cantines et aux bourses scolaires dans les cycles moyen et secondaire, à la prime de scolarité instituée par M. le président de la république, à la gratuité du manuel scolaire pour plus de 4 millions d’élèves, à la gratuité des fournitures scolaires aux élèves issus des familles démunies, à la santé et au transport scolaires…

Avec la réforme de 1976, nous avons gagné la bataille de la scolarisation pour tous jusqu’à l’âge de 16 ans et fourni les bases pour la formation de tous les cadres dont le pays avait besoin pour sa politique d’industrialisation. Avec la seconde reforme, celle de 2003, les attentes relèvent du défi de la qualité et de la formation des compétences de base nécessaire pour l’inscription du pays dans le concert des pays émergents. Tous les efforts actuellement menés visent, dans une approche de suivi et d’évaluation réguliers, à résoudre les difficultés et à anticiper sur l’avenir. Avoir un citoyen doté d’une culture scientifique, adossée à une culture humaniste ancestrale et ouverte sur les acquis technologiques et la maitrise des langues étrangères est notre ultime ambition.

De nombreuses commissions – dont vous faisiez partie - ont été désignées pour réformer le secteur de l’éducation. Les propositions ont été saluées par les spécialistes, mais n’ont été que partiellement appliquées. Pouvez vous nous expliquer les raisons de ces réticences ?

« Réticences » n’est pas tout à fait le mot que j’emploierais. Il n’y a jamais eu de réticences, mais plutôt un manque de préparation du terrain qui devait appliquer cette réforme. La commission – dont j’ai fait partie - qui a été missionnée par le président de la république est a mon sens celle dont les résultats ont été à la mesure des attentes de la société car toutes les catégories étaient présentes.

Si je devais qualifier, en trois mots, le travail accompli par cette commission, ce serait : maturité - dans la réflexion, anticipation et professionnalisme. Les recommandations qui ont sanctionné ces travaux sont d’une grande pertinence. Dans la mise en œuvre, des difficultés sont apparues en raison du manque de préparation et de sensibilisation du terrain, qui devait intervenir en amont. Mais il est de mon devoir de dire, aujourd’hui, que depuis 2003 ; année de lancement de la mise en œuvre de la Réforme, le secteur de l’éducation n’a pas bénéficié de toutes les conditions suffisantes pour la réussite du processus. Et je ne vise pas la question de l’investissement financier en disant cela puisque ce dernier a toujours été conséquent, mais plutôt le contexte dans lequel s’est déroulé le processus de réforme, plus précisément l’instabilité qu’a connue le secteur à cause des différents mouvements de grève qui ont pris une dimension structurelle.

Quelles sont les principales actions que vous comptez mener a court et à moyen termes afin d’accélérer la refonte du système éducatif algérien ?

Nous sommes soucieux de mettre à la disposition de nos citoyens une éducation de qualité à la mesure de leurs attentes. La réforme du système éducatif, qui est considérée comme étant un processus continu, sera maintenue comme axe principal de l’action gouvernementale en matière d’éducation. Les actions projetées seront orientées essentiellement vers l’amélioration et le renforcement des intrants du système éducatif à même de développer davantage la scolarisation de tous les enfants algériens.

La dynamisation des actions d’évaluation par l’organisation d’une évaluation sur l ‘école permettra l’amélioration et la mise à jour de notre système d’indicateurs à même de refléter tous les aspects aux niveaux macro et micro du système éducatif. Le renforcement du niveau de compétence des enseignants en matière d’évaluation et de remédiation pédagogique vise l’amélioration des pratiques de classe.

Il y a également l’amélioration et le renforcement du dispositif pédagogique pour recentrer les missions du secteur autour de la maîtrise des langages fondamentaux, le réaménagement et l’actualisation des programmes et des manuels solaires, en termes d’objectifs, de contenu, de volume horaire et d’approches pédagogiques, la poursuite de l’action portant promotion des filières mathématiques et technique mathématique et la coordination pour une meilleure jonction en termes de programmes et d’orientation avec le secteur de la formation professionnelle afin de mieux sensibiliser les élèves au monde des métiers.

L’ambitieux programme d’actions du ministère de l’Éducation nationale, comprend, par ailleurs, des axes majeurs tels que l’amélioration continue du niveau des compétences des personnels par le renforcement des actions de formation en cours, la modernisation de la gestion administrative et financière du secteur, la mise en place de mécanismes permettant de mieux impliquer les syndicats et associations des parents d’élèves dans les opérations de sensibilisation et d’explication liées à l’éducation et à la formation afin de relever les défis et réaliser les objectifs de qualité.

La baisse de niveau de l’enseignement est considérée par les différents acteurs de l’enseignement, des parents d’élèves et des organismes syndicaux comme préoccupante. Quelles réformes comptez vous engager ?

Tous les systèmes éducatifs dans le monde se plaignent de la baisse du niveau de l’enseignement. Il n’est pas exagéré de dire que les univers éducationnels sont entrés dans une phase de bouleversement. Le système éducatif algérien vit une crise de croissance ou il s’agit de passer d’un investissement de type quantitatif où il était question d’assurer la scolarisation de tous les enfants algériens par la massification, à un redéploiement qualitatif.

C’est le défi actuel du système de l’éducation, celui de la qualité. En mettant au cœur de son action deux référents transversaux essentiels, l’équité et la qualité, le secteur prévoit l’introduction de plusieurs mesures ayant pour objet l’amélioration des performances du système éducatif, aussi bien au niveau de la gouvernance que la refonte pédagogique, avec la formation par la professionnalisation comme moyen et mode d’action privilégié.

Au niveau de la gouvernance, la feuille de route du ministère de l’Éducation nationale consistera principalement à poursuivre les actions de modernisation de la gestion pédagogique et administrative de l’institution éducative, adopter la démarche de projet à tous les niveaux comme modalité de mise en œuvre de la politique éducative, élaborer une charte d’éthique à laquelle adhéreront tous les acteurs de l’Éducation nationale.

Quant à la refonte pédagogique, l’action du ministère portera essentiellement sur la généralisation de l’éducation préscolaire, notamment au sud du pays, la réécriture des programmes d’enseignement, la rationalisation et l’optimisation de la gestion du temps scolaire en appliquant au moins 32 semaines d’activité effective d’enseignement, la poursuite de la promotion des filières mathématiques et technique mathématique et l’amélioration de la qualité des apprentissages et des acquis des élèves, notamment dans les langages fondamentaux.

Mais, il est tout a fait clair que l’amélioration du niveau des apprenants ne saurait être possible sans une formation de qualité des personnels du secteur, particulièrement les enseignants, et des encadreurs pédagogiques. La formation doit permettre à chacun de remplir ses missions et d’exercer son métier dans les meilleures conditions, mais également de développer ses compétences. A ce titre, le ministère de l’Éducation nationale a mis en place un vaste et ambitieux programme de formation à l’adresse de toutes les catégories de personnels de l’éducation, mais surtout des enseignants qui représentent 94,36 % de l’effectif global des personnels de l’éducation et dont 67,47% ont moins de 45 ans. La formation des enseignants concourt à la qualité de l’offre d’enseignement et à la réussite de tous les élèves, finalité absolue de notre politique éducative.

Des efforts considérables ont été fournis par l’État dans la construction d’établissements à travers le territoire. Or, on enregistre une surcharge des classes. Comment améliorer les conditions de travail du corps enseignant et des élèves ?

Tout d’abord, il faudrait définir le concept de surcharge. Quand parlons-nous de surcharge ? En Algérie, on en parle quand on est en présence d’une division pédagogique dont le nombre dépasse 40 élèves. Dès lors, on peut comprendre que la surcharge ne concerne qu’un nombre limité de divisions pédagogiques, dans certaines poches seulement, en raison principalement de l’ouverture de zones d’habitations urbaines nouvelles (ZHUN) engendrant une hausse des effectifs - élèves, tous cycles confondus.

Si les effectifs ont été multipliés par dix depuis l’indépendance avec un accélération depuis 2000, l’arrivée de la double cohorte en 3e année secondaire et l’engouement pour certaines filières au détriment d’autres expliquent également, un taux d’occupation des locaux (TOL) élevé dans certains établissements.

Par exemple, la surcharge concerne plus la filière sciences expérimentales que les filières mathématiques et techniques mathématiques qui continuent à fonctionner avec des effectifs réduits.

Sur un total de 280000 divisions pédagogiques, 12600 ont un nombre d’élèves supérieur à 40. Le taux national de surcharge est estimé à 2% au primaire, 4% au moyen et 10% au secondaire. Néanmoins, nous avons conscience que la surcharge pourrait toucher fortement le cycle primaire dans les années à venir avec la reprise de la natalité, surtout depuis 2000. Pour y remédier, nous travaillons de concert avec le ministère de l’Habitat afin de cibler, en priorité, les poches de tension en matière de réalisation d’infrastructures scolaires sur la base d’une cartographie que nous avons élaborée.

Les grèves successives ont perturbé le fonctionnement de l’école ces dernières années. Quel est le contenu des ajustements que vous comptez engager en concertation avec les différents syndicats afin d’éviter le recours aux grèves, dont les conséquences sont lourdes pour l’avenir éducatif des élèves ?

Le nombre croissant de syndicats autonomes, qui est certes un indice révélateur du niveau de démocratie atteint et du dynamisme du secteur, présuppose la construction d’un consensus ayant pour objectif la préservation de l’intérêt supérieur de l’enfant supérieur de l’enfant - élève. Ce que nous regrettons c’est que la protestation soit devenue le seul moyen de poser les problèmes. Je peux comprendre que les personnels aient des revendications, qu’ils militent pour améliorer leur situation socio - professionnelle. Cela est légitime. Ce que je ne comprends moins, c’est l’alternative à laquelle on recourt, à chaque fois, pour revendiquer quelque chose.

Le recours à la grève, même lorsqu’il a lieu dans le respect de la loi, ne doit intervenir qu’après épuisement de toutes les formes de résolution des conflits, fondées sur le dialogue. Les grèves, quelles que soient leur cause et leur ampleur, influent négativement sur la scolarité des apprenants et leur état psychologique, entraînant souvent leur démotivation, et des déperditions dans les savoirs et savoir – faire déjà acquis. C’est la raison pour laquelle nous avons soumis aux différents syndicats du secteur un avant-projet de charte d’éthique et de stabilité du système éducatif, que nous espérons signer, conjointement, très prochainement, ce qui ferait des syndicats de véritables partenaires.

Pour prendre la mesure de notre disponibilité et de l’intérêt que nous accordons à la concertation avec les syndicats du secteur de l’éducation nationale, je voudrais vous dire qu’au 24 novembre 2014 j’avais rencontré, au total, et depuis ma prise de fonction, 45 fois les partenaires sociaux : 37 fois les syndicats et 8 fois les représentants de parents d’élèves, et cela sans compter les invitations aux diverses rencontres que nous organisons sur la préparation de la rentrée scolaire, sur les examens nationaux…

Les problèmes posés sont pris en charge et des modalités de rencontres de suivi sont mises en place.

Qu’en est-il des revendications socio professionnelle des enseignants ? Ces dernières relèvent aussi des prérogatives du ministère du Travail. Avez – vous entamé des actions communes afin d’aboutir à un consensus dans ce sens ?

La plupart des revendications socioprofessionnelles des syndicats ont été satisfaites. Le reste est en cours de règlement. Chaque fois qu’il a été en mesure de la faire, le ministère de l’Éducation a pris en charge les revendications socioprofessionnelles des syndicats du secteur. Et même quant la prise en charge de celles –ci ne relève pas de ses prérogatives, il jour le rôle de médiateur.

Simplement, nous attachons du prix à ce que cette prise en charge se fasse dans l’apaisement pour ne pas prendre en otages les élèves à qui nous devons garantir le droit à l’enseignement, qui nous devons garantir le droit à l’enseignement, qui est un droit constitutionnel. Il faut savoir, depuis 2008, les salaires des personnels du secteur ont été multipliés par trois et en 2014, près du tiers de l’ensemble des personnels du secteur ont bénéficié d’opérations d’intégration et de promotion et 40% sont concernés, cette année, par la formation.

Des actions sont menées pour la formation et la remise à niveau des enseignements. Pouvez vous nous dresser un état des lieux ?

Pierre angulaire de tout système éducatif, la formation est au centre de nos préoccupations afin d’amorcer un saut qualitatif. Elle sera ainsi dotée d’une plus grande cohérence professionnelle en mettant l’accent sur l’amélioration de la pratique de la classe, d’ou la nécessité d’établir un référentiel de compétences. Ce système, visant l’élévation du niveau de qualification des personnels et la consécration du professionnalisme des différentes fonctions éducatives, est l’une des priorités de notre programme d’action depuis le lancement de la réforme du système éducatif, initiée par M. le président de la république.

L’amélioration des prestations pédagogiques des enseignants est au cœur de la politique sectorielle. Aussi, le ministère de l’Éducation nationale envisage t-il d’assurer le passage d’une logique de qualification technique vers une logique de compétences, une nouvelle identifié, voire une posture professionnelle à construire. Il s’agit pour nous de renforcer les compétences académiques et professionnelles des enseignants et des encadreurs pédagogiques pour élever leur niveau de qualification et améliorer la prise en charge des innovations introduites dans les programmes d’enseignement. Il s’agit de maitriser des professionnalités qui ne sont pas suffisamment acquises, celles relatives, notamment, aux savoir- faire méthodologiques.

De septembre 2014 à mars 2015, plus de 12 000 opérations de formation en cours d’emploi ont été organisées, concernant plus de 400 000 fonctionnaires du secteur. La création d’instituts de formation, au niveau de chaque wilaya, fait partie de nos objectifs, afin d’assurer une formation continue de tous nos fonctionnaires. Nous avons, par ailleurs, avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, soumis une demande de formation de Master professionnel, pour être chef d’établissement ou devenir inspecteur.

L’inscription des projets de coopération institutionnels pourra constituer un apport non négligeable pour le lancement de formation de haut niveau, relatives à la méthodologie de conception et d’évaluation des programmes er des manuels, entre autres.

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