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Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Journaliste - Reporter, diplômée de troisième cycle en journalisme (Université Panthéon/Assas, Paris). Expérience en presse écrite et audiovisuelle. Rédaction : Articles, enquêtes, reportages, interviews, dossiers sur l'actualité économique, politique, sociale et culturelle du Maghreb, de l'Afrique et du monde arabe. Collaboration : Arabies, Magazine de l'Afrique, African Business, African Banker, CIO Mag, Le courrier de l'Atlas... Contact: hkernane@yahoo.fr


Journées du film arabe à Constantine

Publié par Hakima Bedouani-Kernane Journaliste sur 17 Février 2016, 11:22am

Catégories : #Culture - Communication et Médias

Paru dans Arabies, février 2016

Journées du film arabe primé à Constantine.

Constantine, ville phare de l’Est algérien, renoue avec les évènements culturels. Après l’organisation de la manifestation « Constantine, ville de la culture arabe », organisée en 2015, d’autres évènements ont été consacrés à la musique, au théâtre et au cinéma ces derniers mois, dont les journées du film arabe primé, manifestation programmée à la fin de l’année 2015.

La cérémonie d’ouverture, organisée au théâtre régional de Constantine et animée par le poète et journaliste Rochdi Redouane, a aussi été consacrée à un hommage au cinéma syrien. Abbas Al Nouri, comédien syrien, a tenu à préciser : « Le Cham est connu par ses musiques, ses cultures et son acceptation de la diversité, pas par son épée. Je suis né dans un quartier populaire où habitaient les Arméniens, les chrétiens, les musulmans, les juifs... C’est cela le Cham. Damas n’accepte que la culture de la diversité. Damas respecte l’autre, accepte l’autre».

De son côté, l’actrice libanaise Madeleine Tabr, a fait part de la situation politique et sécuritaire préoccupante du monde arabe. Elle n’a pas manqué de rappeler : «Nous devons affronter cette noirceur par la culture et les arts (…).Nous allons protéger et sauvegarder la langue et la civilisation arabes ». Le même discours a été tenu par l’actrice égyptienne Anouchka, qui déclaré à l’assistance : «La culture demeurera notre arme contre le terrorisme».

Films arabes. La projection a eu lieu au palais de la culture Mohamed Laid Al Khalifa. Parmi les films projetés, Le puits de Lotfi Bouchouchi (Algérie), Al Mouhadjirine de Mohamed Abdelaziz (Syrie), L’orchestre des aveugles, de Mohamed Mouftaker (Maroc), Timbuktu, de Abderrahmane Sissako (Mauritanie), Bi Tawqit al Kahira, de Amir Ramses (Égypte), A peine j’ouvre les yeux, de Leïla Bouzid (Tunisie), Sous le sable de Babel, de Mohamed Djebara El Derradji (Irak) et Dhib, de Nadji Abou Nouar (Jordanie). Bi Tawqit al Kahira (l’heure du Caire) était le dernier film tourné par le très célèbre acteur égyptien Nour Al Sherif, décédé en 2015. «L’art et le cinéma ont cette beauté de constituer une mémoire pour les pays et pour les personnes. Des personnes qu’ils ne quittent jamais», a déclaré la comédienne égyptienne Boussy, lui rendant hommage.

Safia Al Amary, Boussy, Abbas Al Nouri, Madeleine Tabr, Fadia Khettab ( comédienne syrienne de séries télévisées), Anouchka, Antar Hellal, Mohamed Hazourli, Houda Saâd, Hassan Kechache, Salem Dendou, Yahia El Darradji, Naoufel Saheb Ettabaa, Lotfi Bouchouchi ont été accueillis chaleureusement durant cette cérémonie.

Selon les organisateurs, les Journées du film arabe primé vont désormais faire partie de l’agenda culturel algérien et arabe. Brahim Seddiki, commissaire des Journées, a indiqué: « le cinéma renaît à Constantine grâce aux professionnels et aux créateurs. Le grand écran retrouve enfin son public». Le ministre de la Culture a souligné « Ces Journées soient institutionnalisées comme un événement annuel ».

«En Algérie, nous avons un véritable projet, celui de redonner au cinéma toute la place qu’il doit avoir dans la vie des Algériens. La nouvelle génération aura toute la chance de continuer l’œuvre des aînés qui ont tant donné à l’Algérie. Je peux citer l’exemple de Chronique des années de Braise, le seul film arabe à avoir décroché la Palme d’or au Festival de Cannes», a déclaré lors de son intervention Azzedine Mihoubi, ministre de la Culture. De son côté, Brahim Seddiki, lors d’une déclaration à l’agence Algérie Presse Service (APS), a affirmé : « Ces journées ont constitué un espace de débat et d’échanges des plus constructifs ».

En marge de l’événement, un colloque sur l tolérance à travers le cinéma et la littérature a été organisé. Plusieurs auteurs et professionnels du secteur du cinéma ont participé à cette rencontre. Quant à la cérémonie de clôture, elle a été animée par une troupe locale de chant malouf - musique traditionnelle de la région -, elle a permis à l’assistance de passer une soirée conviviale et chaleureuse.

Pont de Constantine
Pont de Constantine

Pont de Constantine

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