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Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Journaliste - Reporter, diplômée de troisième cycle en journalisme (Université Panthéon/Assas, Paris). Expérience en presse écrite et audiovisuelle. Rédaction : Articles, enquêtes, reportages, interviews, dossiers sur l'actualité économique, politique, sociale et culturelle du Maghreb, de l'Afrique et du monde arabe. Collaboration : Arabies, Magazine de l'Afrique, African Business, African Banker, CIO Mag, Le courrier de l'Atlas... Contact: hkernane@yahoo.fr


La coopération gagant/gagant

Publié par Hakima Bedouani-Kernane Journaliste sur 3 Août 2017, 08:48am

Catégories : #Interviews

Ali Mellouli, délégué général Europe du Club des entrepreneurs  et des industriels de la Mitidja (Ceimi)

Ali Mellouli, délégué général Europe du Club des entrepreneurs et des industriels de la Mitidja (Ceimi)

Paru dans Arabies, Août 2017

Pour Akli Mellouli, délégué général Europe du club des entrepreneurs et des industriels de Mitidja (Ceimi), C'est le rapport qualité/prix qui permet aux entreprises d'être compétitives. 

Selon vous, quelle stratégie devrait-on adopter pour gagner la bataille les exportations en Algérie ?

La bataille des exportations ne peut se faire sans une volonté d’Etat via une stratégie politique et la mise en œuvre de moyens adaptés, notamment en matière de diplomatie économique en collaboration avec des institutions et en employant les outils mis à la disposition de nos ambassades dans les différentes zones ciblées.

 

Il est vrai qu’aujourd’hui l’Algérie a une balance commerciale conséquente à l’exportation, mais elle ne tient qu’aux hydrocarbures et au gaz. Quand on retire ces secteurs, on voit qu’en matière d’exportation nous en sommes aux balbutiements.

 

Donc, comme je le disais, il faut une volonté d’Etat traduite par des moyens financiers et des outils adaptés.

 

Ensuite, il appartiendra aux entreprises de se regrouper pour mutualiser les moyens, les synergies pour conquérir des nouveaux marchés. Tous les regards se tournent vers le continent africain qui, à mon sens, représente un terrain de prédilection pour développer les exportations algériennes hors hydrocarbures. 

 

Quelles sont les actions que comptent mener le Club Ceimi pour promouvoir les exportations sur les marchés européens et africains ?

 

Le Ceimi œuvre actuellement à la mise en place des synergies avec les acteurs économiques européens afin de trouver des partenaires capables d’apporter une vraie valeur ajoutée, un savoir-faire tant dans la production industrielle sur le marché que dans le développement de l’exportation et la conquête de nouveaux marchés. Un des objectifs du club est de trouver des partenaires pour mettre en œuvre des coopérations industrielles et technologiques avec des entreprises à forte valeur ajoutée, ce qui permettrait à nos entreprises de se préparer à la conquête des marchés extérieurs. 

 

Quels sont critères essentiels qui permettront aux entreprises algériennes d'être compétitives sur les marchés extérieurs ?

 

Les critères sont simples. Comme dans tous les marchés, c’est le rapport qualité/prix qui permet aux entreprises d’être compétitives. Le facteur de la proximité géographique et la connaissance culturelle, l’histoire  des marchés ciblés sont aussi très importants. Les marchés de proximité comme l’Europe devrait faire d’Alger la Mecque du développement industriel et économique de l’Afrique.

 

Le coût de production, un des plus bas au monde, est considéré comme un des atouts essentiels pour promouvoir la colocalisation. Quelles sont les actions à mener pour fructifier les partenariats nationaux et étrangers dans cette voie ?

 

En effet, les coûts de production en Algérie, au regard de ce qui se fait un peu partout dans le monde, sont assez bas. Une situation expliquée en partie au coût du travail et aux différentes aides économiques accordées par l’Etat au secteur industriel. 

 

Mais ne nous trompons pas, l’Algérie n’est pas un pays low cost et ne sera pas un pays de délocalisation, car le marché algérien est auto-suffisant, ce qui en fait un pays attractif, il ne crée pas de dumping social, ni économique.

 

Les actions à mener devraient être centrées sur des partenariats permettant de répondre aux besoins grandissants du marché algérien. Il s’agira aussi de profiter de ces colocalisations pour développer une stratégie commune à l’exportation.

 

Donc, comme je vous le disais, il faut que ces partenariats apportent une plus-value, une valeur ajoutée, de la création d’emplois et une montée en gamme des compétences.

 

L’Algérie a défini sa stratégie de partenariat sur un rapport gagnant/gagnant. Il faut que les entreprises algériennes comprennent aussi qu’elles peuvent coopérer, par exemple,  pour aller acheter des matières premières sur le marché international quand nous sommes plusieurs. Mutualiser les entreprises par filière permet de conclure des achat de plus grosses quantités, une stratégie qui permet aussi de faire baisser les prix. Des éléments essentiels afin d’être concurrentiels sur le marché national. C’est ce qu’on appelle du << bon sens économique>>.

 

Il est important, au-delà des partenariats, de construire une réelle synergie de coopération gagnant/gagnant, qui non seulement crée des emplois, mais est porteuse d’une vision économique au service des peuples pour améliorer leurs conditions de vie.

 

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