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Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Journaliste - Reporter, diplômée de troisième cycle en journalisme (Université Panthéon/Assas, Paris). Expérience en presse écrite et audiovisuelle. Rédaction : Articles, enquêtes, reportages, interviews, dossiers sur l'actualité économique, politique, sociale et culturelle du Maghreb, de l'Afrique et du monde arabe. Collaboration : Arabies, Magazine de l'Afrique, African Business, African Banker, CIO Mag.. Contact: hkernane@yahoo.fr


Algérie, une décennie d'investissements

Publié par Hakima Bedouani-Kernane Journaliste sur 21 Mars 2012, 10:16am

Catégories : #Économie Algérie

Publié dans African Business, Avril-Mai 2012

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Dans les années 2000, l'Algérie s'est engagée à mettre en place une stratégie qui lui permette de disposer des ressources hydrauliques nécéssaires à son développement. Barrages, stations de dessalement ainsi que de nombreux projets d'assainissement et de transfert sont programmés. 

 

Dans les années 2000, l'Algérie a connu une sécheresse larmante. L'eau était, alors, une denrée rare. Les robinets étaient à sec pendant plusieurs jours. Les Algériens n'avaient accès à l'eau que quelques heures, deux à trois fois par semaine. Pour y remédier, l'État algérien s'est engagé à mettre en place une stratégie lui permettant de disposer des ressources hydrauliques nécessaires au développement socio-économique du pays. Encouragé par les disposnibilités financières confortables, l'État algérien a investi 25 milliards de $ pour sortir le pays de son stress hydrique. Des barrages, des stations de dessalement d'eau de mer ainsi que de nombreux projets d'assainissement et de transfert des eaux ont été programmés durant les dix dernières années.

 

Des infrastructures. L'une des priorités était la mobilisation de l'eau potable. Le pays, dépourvu d'infrastructures de stockage, s'est engagé, dans l'urgence, dans la construction de barrages. Ainsi, 68 barrages ont-ils été réalisés dont la capacité de stockage globale a atteint 9,1 milliards de m3. Dans le plan quinquennal 2010-2014, le gouvernement poursuit ses efforts dans la mobilisation des ressources conventionnelles en accordant une enveloppe budgétaire d'une valeur de 780 milliards de dinars pour la réalisation de 350 projets, 19 barrages seront réalisés dont deux sont en cours d'achèvement dans les villes de Souk Ahras et Relizane. 

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Le transfert des eaux. Pour optimiser ses disponibilités  en or bleu, le pays a également choisi l'option du dessalement de l'eau de mer. En effet, 13 stations seront construites dont la capacité de production atteindra quotidiennement 2,26 millions de m3  d'eau potable. Cinq d'entre elles, situées dans les villes d'Arzew, Alger, Skikda, Ain Temouchent et Tlemcen, sont déjà en exploitation. Ces stations permettront de répondre à 10% des besoins du pays.  En raison d'une répartition inégalée entre les régions, le pays a également investi dans les programmes de transfert de l'eau. Le barrage de Beni Haroun ( à Mila, dans le nord -est du pays), inauguré en 2007, a une capacité de stockage de 990 m3. Ce dernier, grâce à un système d'interconnexion entre les infrastructures hydrauliques, permet de répondre aux besoins d'alimentation en eau potable de 5 millions d'habitants répartis sur six wilayas ainsi que l'irrigation de 40 000 ha de terres agricoles.  Dans l'ouest du pays, le système de transfert réalisé dans l'axe Mostaganem/ Arzew/Oran, mis en service en juillet 2010, permet le transfert de 100 millions de m3. Le méga projet de transfert de l'eau entre In Salah et Tamanrasset, dans l'Extême - Sud, est considéré comme une exprience audacieuse à l'échelle continentale. La réalisation des forages ( à plus de 600 de profondeur) a été confiée au groupe de BTP Cosider en partenariat avec la compagnie China Petrolium Engineering and Construction Corporation. Ce permetqui permet d'acheminer, dans une première étape, 100 000 m3 d'eau potable sur une distance de 750 km via des aqueducs à coûté 3 milliards de $. On note également le projet de transfert de l'Albien Nord ( El Golea/ Messaad) vers Djelfa, Bousaâda, M'sila et Tiaret, qui sera achevé à la fin 2012. sa capacité de transfert sera de 600 millions de m3.

 

Le réseau de distribution et d'assainissement. Selon les chiffres du ministères des Ressources en eau, le raccordement aux réseaux de distribution de l'eau potable a atteint 93% et sera de 98% d'ici à la fin 2013. La dotation quotidienne par habitant est de 170 litres dans la majorité des communes. Quant au domaine de l'assainissement, 48 stations d'épuration sont programmés pour les cinq procahines années. La capacité de traitement des eaux usées est de 600 millions de m3/an. Dans l'Algérois, 68% du réseau de distribution et d'assainissment ont été réhabilités et rénovés. 

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