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Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Journaliste - Reporter, diplômée de troisième cycle en journalisme (Université Panthéon/Assas, Paris). Expérience en presse écrite et audiovisuelle. Rédaction : Articles, enquêtes, reportages, interviews, dossiers sur l'actualité économique, politique, sociale et culturelle du Maghreb, de l'Afrique et du monde arabe. Collaboration : Arabies, Magazine de l'Afrique, African Business, African Banker, CIO Mag.. Contact: hkernane@yahoo.fr


Mériane Méziane, secrétaire général du syndicat Snapest

Publié par Hakima Bedouani-Kernane Journaliste sur 26 Janvier 2013, 10:09am

Catégories : #Interviews

Publié dans Arabies, Janvier 2013

Éducation et Politique

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M. Mériane Méziane, du Syndicat national autonome des professeurs de enseignement secondaire et technique, veut une école qui réponde aux attentes de la société algérienne.

Quelles sont, selon vous, les raisons qui expliquent la baisse du niveau scolaire dans le pays?

Les raisons sont multiples pour expliquer ce phénomène. Après l’indépendance, on s’est précipité pour soustraire l’école algérienne de l’idéologie du système scolaire colonial. Cette précipitation s’est caractérisée notamment par une arabisation massive, laquelle a été pratiquée par des enseignants sans aucune qualification. C’est le premier mauvais départ pour notre système éducatif.

 En 1976, les évaluations basées sur les questions – réponses ont supprimé l’esprit critique de nos élèves ! De plus, ces derniers ont été endoctrinés non seulement par l’idéologie du parti unique, mais également par les islamistes extrémistes qui ont fait de ces innocents de la chair à canon durant la décennie noire. Les conséquences sur l’école algérienne sont bien entendu désastreuses.

Au cours de l’année 2001, une réforme a été appliquée, comme à l’accoutumée, avec la précipitation et les injonctions du politique. Cette dernière a été partiellement appliquée. Une autre raison explique la baisse du niveau scolaire, elle concerne le manque de qualification des enseignants. On recrute les enseignants sans aucune qualification psychopédagogique.

Quelles sont les principales revendications du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) en ce qui concerne les réformes du système éducatif ?

Notre organisation est pour l’application totale de la réforme Benzaghou. Nous sommes pour une école ouverte à l’universel, décomplexée vis à vis des cultures et langues étrangères, qui apportera à nos enfants la connaissance, la tolérance, les échanges et l’entraide, le respect des droits et des devoirs etc. En un mot, l’école algérienne doit répondre aux attentes de la société et s’adapter aux changements socioculturels, en privilégiant les approches pédagogiques coopératives, participatives et démocratiques.

La Snapest, qui travaille en étroite collaboration avec des pédagogues, lutte également pour l'introduction de ‘’la citoyenneté’’  dans le système scolaire. Il est primordial pour nos élèves de connaître, de respecter et faire respecter les droits et les devoirs. Il est aussi important qu’ils puissent développer un esprit critique qui leur permettra de s'engager de façon autonome et efficace dans les différentes entreprises de la vie. Les élèves doivent connaître, apprécier et respecter leur histoire, leur propre culture et celle des autres dans le souci de mieux vivre ensemble.

Pourquoi a t-on du mal à réformer ce secteur, pourtant si névralgique pour le développement?

Le poids de l’intégrisme islamiste continue à peser sur notre société. On veut continuer à enfermer nos élèves dans un moule abrutissant. Encore une fois, c’est l’injonction politique qui empêche toute évolution positive. En effet, on écarte les orientations jugées modernistes comme les recommandations de la Commission Benzaghou qui n’a pas été appliquée dans sa globalité. Pour l’intérêt de l’Algérie et des générations futures, l’école ne doit pas être une tribune politique.

Vous avez été reçu, avec les autres syndicats, par le nouveau ministre de l'éducation. Comment cette rencontre s’est –elle  déroulée? Ëtes-vous optimiste quant à la prise en charge effective de vos revendications ?

Nous avons, en effet, été reçus par le nouveau ministre. C’était une rencontre formelle. Car, je pense que les problèmes de l’école algérienne ne pourront être réglés qu’au plus haut niveau du gouvernement. Les syndicats autonomes ont d’ailleurs toujours été diabolisés et non considérés comme des partenaires sociaux à part entière. Le syndicat Snapest est conscient qu’aucune amélioration durable et stratégique des conditions de vie des travailleurs ne peut survenir tant que le poids de l’intégrisme, de l’impérialisme et du système bureaucratique corrompu continue de s’exercer sur l’État et la société.

Une des priorités du syndicat Snapest est de se dresser contre la dilapidation des richesses de notre pays. Il faut arriver à une transformation radicale, capable d’arracher le système économique de la bureaucratie, de la spéculation, de la corruption, du gaspillage et du parasitage pour le faire basculer dans une économie productive 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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200-101 exam questions & answers 04/06/2015 12:13

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