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Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Journaliste - Reporter, diplômée de troisième cycle en journalisme (Université Panthéon/Assas, Paris). Expérience en presse écrite et audiovisuelle. Rédaction : Articles, enquêtes, reportages, interviews, dossiers sur l'actualité économique, politique, sociale et culturelle du Maghreb, de l'Afrique et du monde arabe. Collaboration : Arabies, Magazine de l'Afrique, African Business, African Banker, CIO Mag.. Contact: hkernane@yahoo.fr


François de Maricourt, directeur général du groupe HSBC Algérie

Publié par Hakima Bedouani-Kernane Journaliste sur 14 Novembre 2013, 18:47pm

Catégories : #Interviews

Paru dans Arabies, novembre 2013

Un marché riche d'opportunités

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François de Maricourt, Directeur général HSBC, Algérie

Pourriez –vous nous présenter le groupe HSBC ?

Le groupe, originellement est appelé « Hong Kong and Shanghai Banking Corporation », est né en 1865 en Asie. Aujourd’hui, il est implanté dans de nombreux États dont les pays émergents où il est considéré comme une banque des marchés internationaux d’échanges. Nous sommes aussi présents dans les pays arabes dont les Émirates arabes unies, l’Arabie Saoudite, Oman et plus généralement dans le golfe Arabique. Nous opérons sur le marché algérien depuis 2008 où nous sommes actifs dans les deux principales villes économiques du pays, Alger et Oran

HSBC est très peu présente sur le Continent africain (hormis l’Afrique du Sud). Quel est l’intérêt du marché algérien ?

Ce marché offre de bonnes opportunités pour développer des activités bancaires et financières. Il se caractérise par des besoins importants dans ce domaine. L’intérêt que nous lui portons est justifié par les liens et les échanges que l’Algérie développe avec certains pays où sommes présents historiquement, comme la France, la Turquie et la Chine. Nous sommes implantés à l’international, et nous intéressons essentiellement au développement de l’inter-connectivité entre nos clients.

Nous avons ciblé notre propre clientèle sur le marché local et la clientèle grands comptes. Notre institution s’intéresse aussi au « The middle market »,c’est à dire le segment des entreprises moyennes. Nous définissons les besoins de notre clientèle et nous proposons des solutions adaptées pour la gestion de la trésorerie.

Quelle est l’évolution de HSBC sur le marché ?

Nous sommes assez satisfaits de nos résultats. Nous avons graduellement pu développer une base de clients et des opérations réussies. Nous tablons sur une évolution et une croissance maitrisées, car nous nous investissons sur la durée et sur l’apport de la valeur ajoutée de nos produits et services.

Quels sont les principaux produits et services de HSBC ?

Nos actions consistent, entre autres, dans l’octroi des financements du cycle d’exploitation des entreprises. Nous intervenons également dans le développement des opérations comme  « paiement Cash managment »,  une des forces du groupe, qui consiste à aider les entreprises à gérer leur flux de trésorerie grâce aux outils électroniques bancaires ainsi que le développement des autres opérations liées au e - banking.

L’objectif est de permettre d’interfacer le système de gestion des entreprises avec les outils bancaires. Ce qui permet aux entreprises de superviser et de consulter, en temps réel, les différents modes de paiement, dont les relevés et les différentes transactions bancaires. C’est un procédé très efficace qui permet un gain de temps et de rentabilité. Il minimise également les risques d’erreurs et baisse les coûts des transactions grâce à l’automatisation. Notre clientèle est demandeuse de cette technologie de gestion moderne. Il faut savoir qu’une bonne partie des entreprises algériennes dispose de systèmes informatiques très développés et souhaite acquérir des outils bancaires qui leur permettent de tirer profit des investissements technologiques qu’ils ont consentis. Une autre frange de clientèle est également intéressée par les avantages du système de cash management et n’exclue pas de s’investir dans cette option lors d’éventuelle restructuration de leur entreprise.

Les manques enregistrés en matière d’intermédiation des opérations en Bourse et du marché des capitaux sont –ils des freins à la dynamisation du secteur financier ?

Si l’on compare la capitalisation boursière par rapport au produit national brut (PNB), il est clair que l’activité est limitée. Cependant, le gouvernement a récemment a mis dans ses priorités d’augmenter le nombre des entreprises qui seront mises à la côte. C’est un signe positif pour le développement du marché financier d’autant plus que d’autres indicatifs positifs sont en marche comme la croissance économique (+3%) et les investissements massifs dans la construction des infrastructures.

 

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