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Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Journaliste - Reporter, diplômée de troisième cycle en journalisme (Université Panthéon/Assas, Paris). Expérience en presse écrite et audiovisuelle. Rédaction : Articles, enquêtes, reportages, interviews, dossiers sur l'actualité économique, politique, sociale et culturelle du Maghreb, de l'Afrique et du monde arabe. Collaboration : Arabies, Magazine de l'Afrique, African Business, African Banker, CIO Mag, Le courrier de l'Atlas... Contact: hkernane@yahoo.fr


L'enjeu de l'eau

Publié par Hakima Bedouani-Kernane Journaliste sur 2 Février 2007, 10:20am

Catégories : #Énergies - développement durable

Publié dans Arabies, février 2007

L'eau est devenue, en ce début du XXIe siècle, un défi majeur pour tous les pays de la planète. Son manque crucial conditionne l'avenir et sa disponibilité influe sur le développement durable. 

En Algérie la gestion de l'eau est un problème majeur qui pèse sur l'avenir du pays, indépendamment des conditions climatiques. Le pays est en situation de stress hydrique et devrait, à ce rythme et au dela de 2025, se retrouver en situation de pénurie, de salinisation et de pollution avancée.

L'Algérie est connue par l'aridité de son territoire. Les pricipitations sont faibles, irrégulières et mal réparties au plan géographique. Le pays doit disposer de 15 à 20 milliards de m3 d'eau par an pour satisafaire sa sécurité alimantaire. Or, il n'en mobilise que 5 milliards. Cette déficience classe ce secteur comme priorité absolue dana le Programme de développement durable du gouvernement. Le ministre des ressources en eau a récemment estimé les besoins anuueles des Algériens à 6,9 milliards de m3 par an. Pour 2009, la prévision est de 9,9 milliards de m3. A l'horizon 2020, les villes devront faire face à cette déficience pour pallier l'essor du secteur de l'agriculture - ô combien dépendant de l'eau....

Le pays connait une forte hausse de sa population en mileiux urbains, avec une moyenne de 55% et un taux d'accroissement d'1,6%. Aujourd'hui, 22 barrages sont en construction et 52 autres en projets. Dans le cadre du Plan de relance économique de 2001, l'eau a bénéficié d'une part importante du budget. Cette relance a pour objectif de rattraper les grands retards dans les programmes de mobilisation des ressources hydrauliques et la réduction du déficit chronique entravant le développement socio-économique du pays. En effet, les réformes devraient être d'ordre institutionel, juridique et organisationnel. Puisque les prix de l'eau sont subventionnés, sa tarification est une condition posée par de nombreux investisseurs étrangers intéressés par cet important marché. Le secteur agricole prtaique d'ailleursla sous-tarification de l'eau. Les changements attendus nécessiteront de grands boulversements dans les habitudes ainsi que dans les pratiques d'utilisation et d'économie. La pénurie d'eau, sans précédent ces dernières années, a fait prendre conscience à la population et aux autorités compétentes de l'extrême importance du secteur. D'ailleurs, le gouvernement mène des réformes accrues et s'est engagé, via la refonte du Code des eaux adopté en 1996, à en revoir la tarification, définie par le décret n° 98-166 du 16 mai 1998. Les prix sont établis en fonction du nombre d'usagers d'une zone tarifaire, du volume d'eau fourni ainsi que de sa nature et de sa qualité. Malgré une augmentation relative, décidée le 15 décembre 2004, le prix de revient reste beaucoup plus élevé que la tarification pratiquée par la société Algérienne des eaux. Le prix au m3, à Alger, est de 3,80 Dinars. Dans le Sud, à Tamanrasset, il est de 4,5 dinars! Ces augmentations tiennent compte du domaine de l'assainissement auquel on consacre 1 dinar par m3. D'autres augmentations seront seront échelonnées sur plusieurs années. Les prix facturés sze situent entre 10 et 11,50 dinars le m3, alors que le coût global du traitement et de la distribution est estimé à 25,50 dinars ! D'ailleurs, le gouvernement prévoit d'autres augmentations de biens et de services, ce qui conduira les grands consommateurs à payer l'eau à son coût réel. 

Nombreux sont les avantages du dessalement. Un littoral de plus de 1280 km ainsi q'une grande diponibilité d'eau de mer sont des atouts non négligeables. Les principaux consommateurs - population et industrie- se situent à proximité de la Méditerranée. La disponibilité des ressources en énergie permet d'envisager des projets de grande envergure pour répondre aux besoins des populations. Le programme de dessalement comprend 23 petites stations mobiles monobloc, d'une capacité de 575 millions de m3/jour. Ces unités sont en cours d'installation, dans le cadre d'un programme d'urgence, au sein de 7 wilaya (département) de la bande cotière. Quatre autres stations, d'une capacité de 360 000 m3/jour - pour cinq grandes villes en situation de stress hydrique-, sont au programme. C'est le cas d'Alger, avec plus de 200 000m3/jour, de Béjaia, d'Annaba et d'Ain Temouchent, avec plus de 100 000 m3/jour. 

Partenariat. Plus d'1 millio de m3 cube dessalée seront disponibles en 2009. La première unité, située dans la zone industrielle d'Arzew, a démarré en 2003. D'un coût de 460 millions de dollars, elle a été mise en place grâce au partenariat entre Black and Veatch ( États-Unis), Sogex ( Oman) et Itochu ( Japan). Elle permettra de satisfaire les industries de la région et produira de l'électricité grâce à une centrale thermique à cycles combinés d'une capacité de 318 mégawatts. 

La centrale d'El Hamma d'Alger, projet estimé à 248 millions de dollars, est confiée au groupe américain Ionics. Un crédit de 180 millions est alloué par l'Opic, une agence américaine de financement des investissements privés à l'étranger. Le reste étant assuré par Ionics, l'Algérien Energy Compagny et l'Algérienne des eaux. Le prix appliqué d'1 m3dessalé dans la région centre sera de 65 dinars! Une systématisation de l'utilisation de cette technologie est recommandée pour tous les centres touristiques et les grandes industries. 

Le pays a engagé des études avec ses partenaires institutionnels- Banque mondiale, établissements bancaires privés, experts en eau- afin de se désengager progressivement du financement et de la gestion des infrastructures hydrauliques. Les formes de partenariats recherchés sont l'assistance à la gestion, les contrats d'exploitation et les concessions. des efforts plus importants doivent être entrepris dans la prospection des nappes phréatiques et des réseaux souterrains. Il est primordial  d'évaluer les capacités de captage existants et potentiels afin de mobiliser des ressources indispensables. 

La nouvelle loi, concernant la distribution et l'assainissement de la capitale, a été confiée à une entreprise étrangère privée. Un accord de 120 millions d'euros vient d'être finalisé avec la Suez pour la gestion de l'eau dans le Grand Alger, ce qui est une première pour le pays. Le contrat stipule que Suez apportera son assiatnce technique pour le conseil et la formation. Une concession de réseau d'alimentation en eau potable est également possible, ce qui ouvre le secteur à la libéralisation. De grands projets sont en cours de réalisation. Ainsi l'Algérie a besoin de renforcer se partenaraits en vue de la coppération et du financement avec les pays d'Europe et d'Asie. 

 

 

 

 

 


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