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Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Journaliste - Reporter, diplômée de troisième cycle en journalisme (Université Panthéon/Assas, Paris). Expérience en presse écrite et audiovisuelle. Rédaction : Articles, enquêtes, reportages, interviews, dossiers sur l'actualité économique, politique, sociale et culturelle du Maghreb, de l'Afrique et du monde arabe. Collaboration : Arabies, Magazine de l'Afrique, African Business, African Banker, CIO Mag.. Contact: hkernane@yahoo.fr


Le dessalement d'eau de mer

Publié par Hakima Bedouani-Kernane Journaliste sur 25 Mars 2012, 09:05am

Catégories : #Énergies - développement durable

Publié dans African Business Avril-Mai 2012

 

A Business:couv. Avril 2012-copie-1Les précipitations irrégulières et les séchresses répétées sont récurrentes dans certaines régions du monde. Le continent africain, par exemple,  est plus que jamais exposé à une crise de l'eau. La politique engagée par de nombreux pays inclut le recours à l'alternative du déssalement de l'eau de mer et les résultats enregistés dans lespays d'Afrique du Nord sont très encourageants.

 

La dessalinisation de l'eau de mer repsrésente une alternative sûre pour pallier les situations de stress hydrique. << Le marché de l'eau de mer va exploser dans les années à venir >>  affirme d'ailleurs Jean Louis Chaussade, PDG de Suez Environnement. Le secteur enregistre une croissance moyenne de 10% par an et son chiffre d'affaires annuel est estimé à 5 milliards $ par la banque d'affaires Golden Sachs. 

 

Les plus grandes usines de dessalement d'eau de mer ont été construites dans les pays développés, comme celle de San Diego et de Merlbourne pour des investissements respectifs de 300 millions $ et de 1,2 milliards $. Les pays du Golfe, comme l'Arabie Saoudite, les Emirates arabes uns et le Koweit, qui souffrent d'un déficit alarmant en eau ont également installé de grandes usines de dessalement.

 

Pallier le manque chronique d'eau. plus récemment, les pays d'Afrique du Nord comme l'Algérie, la Tunisie et le Maroc s'y sont mis à leur tour. La première usine namibienne a été inaugurée en Avril 2010. Construite par le groupe Areva, sa capacité de production est estimée à 30 millions de m3/an. Elle servira à alimenter l'usine d'uranuim de Trekkopje et assurera l'alimentation en eau potable de la population de la région. En Afrique du Nord, l'eau dessalée représente une solution pour pallier le manque chronique d'eau. Le Maroc, la Tunisie, l'algérie et la Libye ont engagés des projets dans ce sens. L'Algérie, qui a souffert d'un stress hydrique critique dans les années 2000, envisage de construire 43 stations de dessalement d'ici à 2019. A ce jour, dix stations sont déjà opérationnelles dont la station d' El Hamma, la plus grande du continent, inaugurée en 2007. La future usine de Mactaâ, d'une capacité de 500 000m3/j, a nécessité un investissement de 468 millions $. Au Maroc, la station tan Tan, d'une capacité de 80 000 m3/j est en cours de construction. Quant à la Tunisie, près de 70 petites unités utilisant la technologie de l'osmose inverse produisent 110 000 m3/j. Cinq autres unités sont en cours de réalisation à Sfax et à Gabès pour un investssement total de 180 millions d'euros. 

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La dessalinisation de l'eau de mer, qui néczssite l'utilisation d'une technologie de pointe et des investissements lourds, n'est pas à la portée de tous les pays. Les usines de dessalement sont gourmandes en énergie, ce qui explique leur coût de production onéreux. Cependant, l'utilisation des énergies renouvellables, solaire ou éolienne, a permis aux professionnels du secteur de proposer des prix plus compétitifs. En effet, en une décennie, le coût de production par mètre cube a été divisé par deux et se situe entre 1et 2 $/m3. Cette chute est expliquée par l'utilisation de la technique dite de l'osmose inverse, moins gourmande en énergie. dans cette optique, un accord a été conclu entre l'Algérie et la France, en 2007, pour le dessalementnucléaire. Au Maroc, l'usine pilote de Tan Tan, en cours de réalisation, utilise l'énergie solaire. Les coûts d'investissement ont également chuté ces dernières années. Actuellement, le prix de revient de la technologie de l'évaporation est estimé entre 1200 $ m3/j et 1500 m3/j, tandis que celui de la technique de l'osmose inverse varie entre 1100 $ m 3/j et 1200 $ m3 /j.

 

Les projets de dessalement pourraient permettre d'implanter un véritable tissu industriel dans les pays en voie de déveoppement. Grâce aux nombreux partenariats conclus avec les firmes internationales, les pays du Sud bénéficieront du transfert de technologies ainsi que la création d'entreprises et d'emplois au bénéfice des populations locales. 

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