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Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Hakima Bédouani-Kernane - Journaliste

Journaliste - Reporter, diplômée de troisième cycle en journalisme (Université Panthéon/Assas, Paris). Expérience en presse écrite et audiovisuelle. Rédaction : Articles, enquêtes, reportages, interviews, dossiers sur l'actualité économique, politique, sociale et culturelle du Maghreb, de l'Afrique et du monde arabe. Collaboration : Arabies, Magazine de l'Afrique, African Business, African Banker, CIO Mag, Le courrier de l'Atlas... Contact: hkernane@yahoo.fr


Maghreb: la relance du tourisme

Publié par Hakima Bedouani-Kernane Journaliste sur 18 Juin 2012, 15:56pm

Catégories : #Maghreb

Dossier publié dans Arabies, juin 2012

Tunis, Alger


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Afin de dynamiser l'activité dans la région, les professionnels du secteur misent sur la diversification des offres touristiques

Que faire pour sortir des sentiers battus et remettre le scteur du tourisme tunisien sur les rails? ce dernier, qui est considéré comme un domaine clé de l'activité économqiue du pays, puisqu'il représente 7% du produit intérieur brut (PIB) et emploie près de 500 000 personnes, a connu une baisse significative de l'activité au cours de l'année 2011. 

Les touristes étrangers seont -ils de retour en Tusinie en 2012? C'est la question que se posent les professionnels du secteur. Les offres promotionnelles proposées par les voyagistes et les compagnes de coommunication engagées par l'Office national du tourisme tunisien ( ONT ont -elles inciter les visiteurs à se rendre massivement dans le pays? . Les opérateurs du secteur que nous avons rencontrés sont plutôt optimistes. " la période de transition post-révolution n'a duré que quelques mois. Nous avons, certes, perdu près de 50% de  notre clientèle durant la saison touristique 2011, mais nous enregistrons un bon début pour l'année 2011", nous explique un voyagiste lors de notre passage au salon du Tourisme de la région de Tunis en Avril 2012. 

En effet, selon les chiffres publiés par le ministère du Tourisme, le flus touristique en provenance d'Europe et du maghreb a enregistré une augmentation respective de 46% et 30% durant le premier trimestre de l'année en cours. Aussi,  avec une moyenne de 1,2 million de touristes par an, la Tunisie est la destination préférée des Algériens. La facilitation des conditions d'accès sur le territoire ainsi que la proximité géographique et culturelle entre les deux pays représentent des facteurs incitatifs à l'augmentation des visites des Algériens vers la Tunisie. 

Un an après la révolution du jasmin, et profitant d'une relation priviligiée avec le pays voisin, les autorités de tuetelle misent sur la fidélité des touristes algériens pour booster les entrées sur le territoire durant la prochaine saison estivale 2012. D'ailleurs, les professionnels du tourisme tunisien considèrent le marché algérien comme un marché interne " la fréquentation algérienne est presaue égale à celle d'avant la révolution " affirme Faouzi Basly directeur de l'Office national du tourisme en Algérie. " Grâce à une campagne promotionnelle agressive, nous allons réussir à atteindre nos objectifs quantitatifs et qualitatifs pour 2012. Nous avons dores et déjà enregistré des réservations importantes pour la prochaine saison estivale ", conclut-il à propos du marché algérien. Selon les conclusions de l'étude publiée récemment par le Centre tunisien de veille et de l'intelligence économique (CTVIE), les prévisions de la reprise de l'activité touristique en Tunisie semblent prometteuses. Mieux encore, selon cette même source, le chiffre d'affaires enregistré au cours des quatre premiers mois de 2012 est semblabe à ceux de l'année de référence 2010. Date à laquelle le secteur du tourisme a généré des recettes de 3,5 milliards de dinars. Quant aux entrées sur le territoire, elles ont enregistré une augmentation de 53%, soit près de 938 000 visiteurs originaires des pays européens comme la France, l'Italie et l'Allemagne. Les visiteurs maghrébins- qui sont majoritairement libyens et algériens- étaient de l'ordre de 629 000 à franchir le sol tunisien en 2011. 

S'appuyant sur des signes de reprise, le ministère de tutelle affiche également des prévisions ambitieuses puisqu'il table sur 6 millions d'entrées en 2012. Anissa Zeriat, directrice de l'agence Travel Tunisia, plaide pour la redéfinition d'une nouvelle stratégie de la politique touistique du pays afin de " promouvoir le nouveau visage de la Tunisie". " Vous savez, la visite du site du déclenchement de la révolution du jasmin devrait être inclus dans les programmes de visites des sites tunisiens", nous a t-elle confié lors d'un entretien. 

La Tunisie veut restaurer un climat de confiance auprès des touristes européens. Craignant un claimat d'insécurité, les visiteurs magrébins et européens, ont boudé le pays durant la saison estivale 2011. Pourtant le pays communique et rassure. L'ONTT assure que la stabilité est de retour. Les voyagistes pratiquent des tarifs préférentiels sur certains produits touristiques pour faire le plein lors de la procahine saison estivale. En effet, l'ONTT souahiterait récupérer la clientèle européenne, perdue à la suite dela révolution du Jasmin. Comparativement aux statistiques officielles de l'année 2010, les parts de marché en provenance de France et d'Allemagne ont enregistré des baisses respectives de 42% et 41%, soit une perte de près de 500 000 visiteurs français et 270 000 touristes allemends.  Pour redynamiser les relations bilatérales entre les deux pays, M. Ernest Burgbacher, secrétaire d'État allemand chargé du tourisme, a effectué une visite en mai de l'année 2012 en Tunisie. Lors d'une conférence de presse organisée en marge de cette visite, le ministre allemand a déclaré : " La Tunisie vaut toujours un voyage". Quant à Elyes Fakhfakh, ministre du tourisme tunisien, il a affirmé que son ministère table sur un objectif d'un million de touristes en provenance d'Allemagne en 2012. Les deux protagonistes misent sur le renforcement de la coopération entre les deux pays, notamment dans la formation du personnel exerçant dans les différentes activités touristiques, ainsi que la dynamisation de la coopération économique liée à l'écologie et au développement durable. 

Tendance à la hausse. En  2011, l'Algérie a enregistré une augmentation des entrées touristiques sur son territoire. Les chiffres publiés par la Direction générale de la sureté nationale (DGSN) indiquent que 2,4 millions de touristes ont été enregistrés à la fin de l'année 2011 ( contre 1,9 en 2010). Selon cette même source, les prévisions pour l'année 2012 confirment cette tendance à la hausse. Cependant, ce flux ne représente que 1% de la fréquentaion touristique de la région Méditarranée. " Nous sommes en phase de rétablissement de la confiance auprès des Algériens ainsi qu'auprès des touristes étrangers", a expliqué le ministre du Tourisme et de l'Artisanat algérien, Ismail Mimoun, lors de la conférence de presse organisée en marge du 13e salon du Tourisme et des voyages, organisé à Alger du 16 au 19 mai 2012. 

"Le tourisme facteur de valorisation de notre histoire", tel était le thème central de cet évènement qui représente une opportunité certaine pour les professionnels algériens pour nouer des contacts et étudier les possibilités permettant de conclure des partenariats avec leurs homologues étrangers. D'après les déclarations que nous avons recueillies su place, les voyagistes et professionnels locaux sont conscients que la construction de l'Algérie touristique ne pourrait se faire sans l'apport incontestabledes professionnels étrangers en matière de management. Selon l'office national du tourisme, le Sirev 2012 a accueilli 256 exposants dont 25 étrangers représentants 15 nationalités ainsi qu'une quarantaine de journalistes étrangers venant couvrir l'évènement. Cela dit, le pays est-il prêt à accueillir plus de monde ? l'Algérie vise t-elle un tourisme de masse ? Il est certain que non. Et pour cause, les insuffisances sont nombreuses.

 

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Construire la destination. Malgré le développement des investissement du secteur privé dans la mise en route de près de 700 projets ( infrastructures hôtelières, village touristiques, etc.), le ministre algérien du tourise a affirmé lors de sa rencontre avec la presse nationale et internationale que des efforts supplémentaires restent à déployer pour la construction de la destnation Algérie. A ce sujet, le premier responsable du secteur a expliqué que la formation professionnelle dans les différentes activités liées au tourisme - telles que l'hôtellerie, la restauration ou la gestion des établissements touristiques- représente la pièce maitresse permettant l'amélioration des offres touristiques. " Il ne sert à rien d'insister sur l'augmentation des investssements sans miser sur la qualité de la prestation des services. La formation est une oeuvre que nous devons renforcer ", insiste -t-il auprès des journalistes présents lors de cet événement. 

A moyen terme, le minsitre a pour ambition de proposer une multitude de produits touristiques comme le tourisme de mémoire, le tourisme cuturel, le tourisme saharien ainsi que le tourisme balnéaire. Il faut dire que le pays ne manque pas d'atouts: des sites archéologiques millénaires comme les ruines romaines ( Tipaza, Djemila), de déserts multiples et variés ( le Tassili N'jjar et le Hoggar avec son musée à ciel ouvert et des oasis comme Taghit dans la wilaya de Béchar), sans oubleir un littoral long de 1280 km du nord-est au nord-ouest du pays.  " Nous avons tous les types de tourisme. Les opérateurs économiques qui investissent dans ce secteur ne peuvent subir les aléas de la saisonnalité", nous dit le ministre du tourisme à ce sujet. Pour réussir de faire de l'Algérie une future destination touristique, l'office du tourisme algérien a mis en oeuvre des actions de communication à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. Présent dans de nobreux salons à 'international, comme Madrid, Milan, Paris et Istanbul, il organise également des éductours pour la presse nationale et internationale tout au longe de l'année.

La volonté politique affichée et la mise en route de nombreux projets touristiques sont des facteurs nn négligeables dans le développement de l'activité touristique. Même si l'Algérie na manque pas de moyens financiers pour atteindre ses objectifs, il demeure néanmoins primordial de faire appel aux compétences nationales et étrangères pour assurer une meilleure gestion des activités, notamment à travers le suivi et le contrôle rigoureux des projets initiés par les secteurs privé et étatique. La destination Algérie permetttra t-elle d'enrichir les offres du marché maghrébin du tourisme sur la scène internationale? Affaire à suivre. 

 


 

 

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